Désorientale de Négar Djavadi

"Tandis que l'évacuation continue, Leïli observe un temps le va-et-vient des soldats et décide qu'il est temps de fuir. Elle a treize ans et Mina onze ; elle est la grande sœur, elle doit les tirer de là. Elle prend la main de Mina, aussi inerte que celle d'une poupée de chiffon : "Allez debout,... Lire la Suite →

La route de Cormac McCarthy

"Dans l'après-midi il recommença à neiger. Ils regardaient les pâles flocons gris doucement tamisés par la morne pénombre. Ils continuaient, avançant avec peine. Un fin grésil se formait sur la sombre surface de la route. A chaque instant le petit ralentissait, traînant derrière, et il s'arrêta et l'attendit. Reste avec moi, dit-il. Tu marches trop... Lire la Suite →

Avant que j’oublie d’Anne Pauly

"Les infirmières avaient fermé ses yeux, coincé son visage dans une mentonnière et habillé son corps d'une petite blouse vert pâle façon sweat-shirt. C'était triste et drôle, ça l'aurait fait rire, cette petite blouse verte qui lui cachait à peine le genou. J'ai regardé son pied violacé, la vache ! le pauvre, sa barbichette miteuse... Lire la Suite →

Les mangeurs d’étoiles de Romain Gary

"Mais c'était le visage de José qu'elle regardait toujours, bien plus que le numéro du jongleur, car les femmes sont sans doute moins sensibles que les hommes à l'appel de l'absolu et moins émues par les perspectives sans fin que l'exploit de Santini ouvrait devant l'humanité. C'était une expression de naïf émerveillement, un mélange de... Lire la Suite →

Eureka Street de Robert McLiam Wilson

"Il y a avait trois versions fondamentales de l'histoire irlandaise : la républicaine, la loyaliste, la britannique. Toutes étaient glauques, toutes surestimaient le rôle d'Oliver Cromwell, le vioque à la coupe de cheveux foireuse. J'avais pour ma part une quatrième version à ajouter, la Version Simple : pendant huit siècles, pendant quatre siècles, comme vous... Lire la Suite →

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