La trompette de Satchmo de Michèle Hayat

"La porte du hangar était entrebâillée. Ester jeta un regard circulaire sur le local qui avait dû servir au stockage de tonneaux de vin. Trois ampoules pendaient d'un plafond tapissé de toiles d'araignées. Deux lucarnes, sur la paroi du fond, laissaient filtrer une faible lumière. Les murs étaient tachés d'humidité, une forte odeur d'alcool imprégnait... Lire la Suite →

Eureka Street de Robert McLiam Wilson

"Il y a avait trois versions fondamentales de l'histoire irlandaise : la républicaine, la loyaliste, la britannique. Toutes étaient glauques, toutes surestimaient le rôle d'Oliver Cromwell, le vioque à la coupe de cheveux foireuse. J'avais pour ma part une quatrième version à ajouter, la Version Simple : pendant huit siècles, pendant quatre siècles, comme vous... Lire la Suite →

L’empathie d’Antoine Renand

"Elle s'était battue pour entrer dans la brigade du viol. Avec Anthony, ils étaient les seuls dont l'entrée dans la police était intimement liée à la volonté de travailler dans ce service. [...] Au début, elle avait trouvé le capitaine Rauch assez bizarre, avec sa dégaine et sa réserve... Elle ne le trouvait pas beau,... Lire la Suite →

La horde du Contrevent d’Alain Damasio

"La troisième dimension de la vitesse est la plus imperceptible. On la trouve rarement incarnée. Tu es à mes yeux, Caracole, l'un des seuls êtres vivants que j'ai rencontrés qui la donne à voir - par instants, sur quelques éclats, quelques flèches. J'appelle cette vitesse le vif. Elle est adossée, secrètement, à la mort active... Lire la Suite →

Le bison de la nuit de Guillermo Arriaga

"Tania donnait l'impression d'être une femme en fuite permanente. Fuir paraissait sa seule constante. Beaucoup n'y voyaient que de la trahison, même moi. Mais ce n'était pas cela. Tania avait un sens profond de la loyauté. C'est ce qui l'avait poussée à retourner à la 803 avec Gregorio. Elle avait voulu combattre son sentiment de... Lire la Suite →

Au-dessous du volcan de Malcom Lowry

"Aussi quand tu partis, Yvonne, j'allai à Oaxaca. Pas de plus triste mot. Te dirai-je, Yvonne, le terrible voyage à travers le désert, dans le chemin de fer à voie étroite, sur le chevalet de torture d'une banquette de troisième classe, l'enfant dont nous avons sauvé la vie, sa mère et moi, en lui frottant... Lire la Suite →

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