De pierre et d’os de Bérangère Cournut

"Je suis encore restée quatre jours comme ça - sans toucher au phoque bouilli. Mes jambes étaient incapables du moindre mouvement, j'avais l'impression d'être assise dans un bol de pierre. J'ai fini par m'endormir profondément. C'est alors que j'ai été frôlée par de petites ailes. Je me sentais tirée vers le ciel, tandis qu'en réalité... Lire la Suite →

Station Eleven d’Emily St. John Mandel

"Qu'était la Symphonie sans Dieter, la clarinette et Sayid ? Kirsten considérait Dieter comme une sorte de grand frère, peut-être un cousin, quelqu'un qui faisait partie intégrante de sa vie et de celle de la troupe. Dans l'abstrait, il semblait inimaginable que la Symphonie continue sans lui. Et même si elle n'avait jamais été proche... Lire la Suite →

Martin Eden de Jack London

"- Il n'y a rien de semblable en littérature, dit Martin quand il retrouva enfin l'usage de la parole. C'est sublime... sublime ! Ça m'a fait tourner la tête, ça m'a soûlé. Cette grande question infinitésimale... m'obsède encore. Cette quête éternelle, sans cesse recommencée... cette petite voix plaintive et fluette de l'homme résonne encore à... Lire la Suite →

Indian Creek de Pete Fromm

"Au bout d'un moment, je fus trop à l'étroit dans la tente. Je sortis en courant, passant près de la rivière en donnant des coups de pied dans la neige qui s'envolait dans les airs. Je ne m'arrêtai que pour allumer la pipe que mes camarades de l'université m'avaient offerte, parce que, évidemment, tous les... Lire la Suite →

La horde du Contrevent d’Alain Damasio

"La troisième dimension de la vitesse est la plus imperceptible. On la trouve rarement incarnée. Tu es à mes yeux, Caracole, l'un des seuls êtres vivants que j'ai rencontrés qui la donne à voir - par instants, sur quelques éclats, quelques flèches. J'appelle cette vitesse le vif. Elle est adossée, secrètement, à la mort active... Lire la Suite →

La panthère des neiges de Sylvain Tesson

"Avec Munier, je commençais à saisir que la contemplation des bêtes vous projette devant votre reflet inversé. Les animaux incarnent la volupté, la liberté, l'autonomie : ce à quoi nous avons renoncé. [...] Je cherchais la panthère. Qui cherchais-je vraiment ? Grandeur de l'affût animalier : on traque une bête, c'est votre mère qui vous... Lire la Suite →

La longue route de Bernard Moitessier

"Ce soir je n'ai pas sommeil, je respire la paix qui m'entoure, l'eau descend par les voiles qui la relient au ciel, elle remplit les seaux, je peux l'entendre d'ici quand la bôme se relève un peu en libérant d'un coup toute l'eau prise dans le pli du premier ris que je n'ai pas largué.... Lire la Suite →

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑